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SNCB : Service minimum pour des risques maximums

Nouvelle Lune

mardi 12 septembre 2017, par IT

Le gouvernement fédéral compte imposer en cas de grève, un service minimum ferroviaire. Cette nouvelle attaque contre les services publics doit passer prochainement au parlement. Pour la CGSP Cheminots, « son seul objectif est de rendre plus difficile l’exercice du droit de grève ». En effet, il devra y avoir un préavis de grève 8 jours avant celle-ci. Dans ce cas, comment les grèves spontanées pourront-elle s’organiser ? Les cheminots devront informer leur direction s’ils font grève ou pas 4 jours à l’avance. Les patrons pourront ainsi faire pression sur les cheminots. Les usagers pourront (devront) aller voir quels trains roulent, la veille, sur le site de la SNCB. Les premiers à s’en informer seront sans doute les patrons de ces usagers, pensant repérer les tirs au flanc. Mais l’affluence sur les trains maintenus sera telle que tous ne pourront pas embarquer.
D’un point de vue pratique cette mesure comporte des risques pour la sécurité. Pour un fonctionnement correct, 85% du personnel Infrabel responsable de la signalisation est nécessaire. Dans le cadre du service minimum, les non-grévistes devront enchaîner un double service alors que cette tâche demande une importante concentration. En Angleterre, 70% des accidents aux voyageurs ont lieu quand il n’y a pas d’accompagnateur.
D’un point de vue juridique, le droit de grève est un droit fondamental et individuel (convention de 1948 de l’Organisation internationale du Travail et la Charte sociale européenne). Il ne peut être limité qu’à de très rares exceptions, à savoir dans des services vitaux : les centrales électriques ou les hôpitaux par exemple.
Vous voulez participer à une action de soutien avec humour ? Action : 20 septembre dans une gare de Bruxelles. Contactez-nous : 0497/765 577