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Demander l’accès à l’avortement, c’est demander la lune ?

vendredi 21 juin 2019, par RC

En ces temps difficiles, le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est remis en question dans de nombreux pays.
Totalement interdit, toléré seulement si la mère est en danger, rarement complètement autorisé : la législation des pays du monde entier est très diverse en matière d’avortement.

L’ Irlande, par exemple, a choisi de légaliser l’avortement après la victoire du “oui” (66 %) à un référendum. En Amérique du Sud, les débats sont vifs entre les pro et les anti-IVG notamment au Guatemala, au Brésil. En Argentine, le projet de loi pour autoriser l’avortement a été rejeté.

Aux Etats-Unis, les lois se durcissent. De nombreux Etats conservateurs misent sur une Cour suprême remaniée par Donald Trump pour revenir sur ce droit à l’avortement acquis par les Américaines il y a 46 ans.
Au Missouri une loi interdit d’avorter après huit semaines de grossesse même en cas de viol ou d’inceste, au nom d’un droit « sacré » à la vie.
L’Alabama (sud) vient d’interdire tous les avortements sauf en cas de danger mortel pour la mère, avec des peines pouvant aller jusqu’à 99 ans de prison pour les médecins. La Géorgie, a banni les IVG dès que les battements de coeur du foetus peuvent être détectés, soit vers la sixième semaine de grossesse, stade où la plupart des femmes ignorent encore être enceinte.
Des lois similaires sont adoptées dans l’Ohio, le Kentucky ou encore le Mississippi.
Selon Le Monde, 21 Etats (sur 50) ont adopté des lois restrictives sur l’avortement et seulement quatre Etats (Californie, Washington, Oregon et New York) sont favorables à la pratique de l’IVG.

En Belgique la loi maintient des sanctions pénales en cas de non respect des conditions légales soit un délai de 12 semaines alors qu’aux Pays-Bas et en Angleterre les délais légaux vont de 22 à 24 semaines. Les universités proposent peu de formations aux techniques d’avortement et on assiste à une pénurie de médecins pratiquant des IVG.