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OL23 été 2016

A toutes celles qui vivent dans l’illusion que l’égalité est acquise et que l’Histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n’est plus précaire que les droits des femmes. A celles qui ne regardent ni derrière elles ni autour, je voudrais rappeler que les Allemandes de l’Est par exemple, ont perdu, à la chute du mur de Berlin, des droits qu’elles croyaient acquis pour toujours. Que les Algériennes, les Iraniennes, les Afghanes et tant d’autres, qui avaient goûté aux premiers fruits de la liberté, ont disparu, du jour au lendemain, sous un voile de silence. Benoite Groult (1920-2016)

Statistiquement, l’homme le plus pauvre de Belgique est… une femme.

Avec le durcissement des conditions d’accès au indemnités de chômage, et le plan de surveillance et exclusion des allocataires des CPAS, le projet de loi travail de Kris Peeters, Ministre fédéral de l’emploi, menace surtout les plus précaires : chômeurs, travailleurs à temps partiel, saisonniers...

En Belgique, environ un quart de la population active travaille à temps partiel. Tous ceux là, si ce projet de loi est adopté, peuvent dire adieu au sur-salaire des heures supplémentaires…

Parmi les travailleurs à temps partiel, il y a presque cinq fois plus de femmes que d’hommes !

Pourquoi les femmes acceptent-elles de travailler à temps partiel ? On n’y pense même plus, tellement c’est évident : le temps partiel permet aux femmes de s’adapter à l’organisation patriarcale de notre société. Les femmes y voient une solution pour jongler entre les horaires de travail, la garde des enfants et des parents malades, sans oublier les travaux domestiques, qui prennent un temps de dingue, sont pénibles, et pas reconnus ! C’est aussi un piège : dépendance financière envers le conjoint, ou fin de mois difficiles selon les cas, perte des droits aux allocations de chômage, limitation dans le temps des indemnités complémentaires…
Travailler à temps partiel, c’est aussi, pour une minorité grandissante, surtout chez les plus jeunes, un choix assumé : plus de temps libre, un bonheur fabriqué à la maison, des plaisirs qui ne dépendent plus de l’argent que l’on dépense.

Je parie ma chemise, et mon contrat 38h, que toutes et tous seraient d’accord de travailler à temps plein, si le temps de travail hebdomadaire descendait à 24, 28 ou même 32 heures, sans perte de salaire !

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